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Education: Où en sont les mesures d’appui social du MEN?

Le 17 septembre 2018, le ministre de l’Education nationale a présenté devant le Roi Mohammed VI, un nouveau programme marqué par un effort considérable en matière d’appui social. Transport scolaire, cantines, Tayssir, internats, où en sont ces différentes mesures? Le ministère a accepté de répondre à nos interrogations.

L’actuelle rentrée scolaire 2018-2019 se distingue par tropisme social nouveau, avec le lancement du nouveau programme de l’Education nationale, tel qu’il a été présenté devant le Roi Mohammed VI le 17 septembre 2018.

«Nous avons élaboré un plan d’action pour implémenter les différents volets du nouveau programme du ministère. La priorité a été donnée à la sensibilisation des acteurs locaux, en mettant l’accent sur le programme Tayssir et le bon déroulement des inscriptions» nous explique Lahbib Kinani – directeur chargé de l’Appui social au ministère de l’Education nationale.
Afin de renforcer l’assimilation des objectifs du nouveau programme du MEN, le ministère de tutelle a organisé un atelier central au profit des responsables des académies régionales et des coordinateurs provinciaux.

L’objectif est de se concerter autour d’une feuille de route commune, mais aussi d’assurer la mise en place de structures de gestion adéquates dans l’ensemble des 83 provinces du Royaume.

>Programme Tayssir

Doté d’un budget de 2,17 MMDH au titre de l’actuelle année scolaire, le programme Tayssir ambitionne de passer cette année à plus de 2 millions de bénéficiaires – contre 706.000 l’an dernier. Il s’agit d’une allocation versée par l’Etat aux parents nécessiteux pour aider à la scolarisation de 3 enfants au maximum.

>>>LIRE AUSSI: Programme Tayssir: le détail des nouvelles mesures de la rentrée 2018-2019

L’effectif des bénéficiaires va quasiment tripler. Un objectif ambitieux mais réalisable selon Lahbib Kinani: «je ne dispose pas encore des dernières statistiques portant sur le nombre de bénéficiaires de Tayssir, mais les remontées terrain sont encourageantes. J’en veux aussi pour preuve la saturation périodique de notre système d’information, en raison du nombre important de connexions simultanées».

Le renforcement du programme Tayssir repose en effet beaucoup sur la dématérialisation, avec un système d’information décentralisé qui permet aux directeurs d’écoles de renseigner les dossiers d’élèves bénéficiaires. Parallèlement, les dossiers physiques ont été simplifiés, leur maintien étant essentiellement dû à des considérations comptables, les transferts monétaires requérant des pièces justificatives.

Les dossiers peuvent être déposées jusqu’au 22 décembre, les directeurs d’établissement ayant jusqu’à la fin du mois pour intégrer les données dans le système d’information. Depuis 2 jours, un spot d’information est disponible en ligne et diffusé à la télévision, détaillant les procédures d’inscription au programme.

Compte tenu de l’importante montée en gamme que connaît Tayssir, le ministère de tutelle a mandaté un bureau d’études afin d’opérer une refonte des procédures, dont la version définitive sera disponible fin 2018. Parallèlement à une collaboration très étroite avec différents partenaires.

«Le déploiement des mesures d’appui social se déroule également en concertation avec les partenaires, notamment institutionnels. A titre d’exemple, la convention de partenariat entre le MEN et l’INDH (3è phase) fait périodiquement l’objet de réunions portant sur l’identification des zones d’intervention prioritaire dans chaque région, en mettant l’emphase sur les zones enclavées» précise Kinani.

Un modèle de collaboration similaire a été mis en place entre le MEN et Barid Bank. En raison des transferts monétaires qu’implique le programme Tayssir, ces réunions visent à mettre en place des mesures facilitatrices, notamment par une utilisation optimale des ressources humaines de Barid Bank, ainsi que par le recours à ses unités mobiles, afin de permettre aux parents d’élèves issus de régions enclavées de percevoir de leur bourse en temps et en heure.

>Transport scolaire

En vue de rehausser les prestations de transport scolaire, le ministère de tutelle cherche à capitaliser et dupliquer les expériences les plus réussies au niveau national. La province de Rhamna est souvent citée en exemple, en raison d’une gestion efficiente du transport scolaire.

Le modèle est le suivant : les collectivités territoriales procèdent à l’acquisition d’un bus scolaire, qui est confié en gestion à une association locale. Celle-ci coordonne son action avec l’école et l’association de parents d’élèves.

«Le succès de l’expérience de Rhamna s’explique par le regroupement des associations locales au sein d’une fédération qui vise à uniformiser le niveau de service – principalement par des actions de formation. Ce qui se répercute positivement sur la gouvernance des associations et la gestion des flux des élèves. C’est un modèle réussi que le MEN souhaite dupliquer au niveau national» précise le directeur de l’Appui social.

>Cantines et internats scolaires

Parallèlement au déploiement des mesures de son programme, le MEN planche actuellement sur 2 projets-pilotes visant à améliorer les prestations de restauration scolaire.

>>>LIRE AUSSI: Education: Le détail du programme d’appui social aux élèves pour la rentrée 2018-2019

Le premier porte sur les cantines des établissements primaires en milieu rural. L’idée consiste en l’implication de coopératives de femmes rurales, rémunérées pour la préparation des repas. L’année scolaire en cours verra l’identification et la sélection des coopératives partenaires, ainsi que les modalités de coopération avec les établissements scolaires. L’objectif étant de déployer progressivement de ce programme pilote dès la prochaine rentrée scolaire.

Le 2ème projet suit pratiquement la même logique, en milieu urbain et périurbain. Tous les niveaux scolaires sont concernés, puisque ce projet repose sur le concept de bassin scolaire (regroupement d’établissements scolaires de différents niveaux dans une zone déterminée).

Développé en partenariat avec le Programme alimentaire mondial de l’ONU, ce projet consiste à installer, dans le lycée principal de chaque bassin scolaire, des cuisines modernes où seront préparés les repas pour l’ensemble des établissements de la région. Une association se chargera de la préparation et de la livraison des repas aux établissements scolaires relevant du même bassin.

«Ces deux projets revêtent également une dimension sociale et solidaire. La priorité est bien sûr donnée à la qualité des repas et leur apport nutritionnel, mais les projets visent aussi à créer de l’emploi ainsi qu’à valoriser les produits locaux, de même que la gastronomie des régions» souligne Lahbib Kinani.

>Hébergement

Destinés à devenir de véritables lieux de vie, les internats connaîtront l’aménagement de salles de lectures, d’espaces multimédias, d’espaces de sport,… A cet effet, le ministère de tutelle, en partenariat avec l’INDH, a entamé l’acquisition de nouveaux équipements afin de rehausser le niveau de prestation des internats.

Source: https://www.medias24.com/MAROC/EDUCATION/188383-Education-Ou-en-sont-sur-les-mesures-d-appui-social-du-MEN.html

A propos Soufiane Chibi

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